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1 - Le Pavillon National
  Notre emblème national est défini par l'article 2 de la Constitution du 28 septembre 1958. Sa taille doit évidemment être proportionnée à celle du navire et supérieure à celle de tout autre pavillon arboré en même temps. Il va sans dire qu'il doit être propre, non déteint, ni délavé, ni effiloché...
Les trois bandes égales : bleu, blanc, rouge sont disposées verticalement, le bleu à la hampe ou à la drisse. Mais dans la Marine Nationale, depuis un règlement du 17 mai 1853, toujours en vigueur, les trois couleurs ont, pour des raisons d'optique (quand le pavillon flotte), des largeurs croissantes par rapport à la longueur du pavillon et sont dans le rapport de 30 pour le bleu, 33 pour le blanc et 37 pour le rouge.
  Il fait souligner qu'en l'absence du pavillon national, aucun autre pavillon (sauf le pavillon de course) ne peut être établi.
Quand le pavillon national doit-il être arboré?
Le décret du 18 août 1929 de la Marine Marchande le précise
  Article 1er : Dans les ports et les rades, les capitaines de navires français de commerce de pêche ou de plaisance sont tenus d'arborer le pavillon national
    - les dimanches, jours fériés et fêtes légales
    - sur ordre des autorités militaires ou civiles
  Article 2 : Les capitaines de navire sont tenus d'arborer le pavillon national
    - sur rade de 8h à 20h ou jusqu'au coucher de soleil (s'il se couche avant 20h)
    -à la mer, chaque fois qu'il est obligatoire d'identifier la nationalité du navire, c'est à dire
    - à l'entrée et à la sortie des ports
    - en vue des bâtiments de guerre français ou étrangers, ou de navires, et à la vue de bâtiments de surveillance ou de police maritime.
  Où le pavillon national doit-il être arboré?
  Il ne doit en aucun cas être hissé sur un hauban ou un pataras mais sur un mâtereau (petit mât) légèrement incliné vers l'arrière et placé aussi près que possible de l'extrême arrière et de l'axe du bateau.
  Il est toutefois envoyé sur une drisse
   - pour les cotres : à l'extrémité de la corne de Grand voile.
   - pour les yawls, ketchs ou goélettes, à l'extrémité de la corne d'artimon ou de la tête de mât arrière.
  Comment effectuer le salut avec le pavillon?
  En principe, les yachts doivent le salut (exclusivement avec le pavillon national) à tous les navires de guerre rencontrés, quelle que soit leur nationalité, dès qu'ils passent à leur proximité, en mer, sur rade ou dans un port.
  Seuls les yachts relativement importants appliquent cette règle de courtoisie. On ne doit saluer un navire en route ou au mouillage que si les propres couleurs de ce navire sont envoyées, pour qu'il puisse rendre le salut. Celui-ci s'effectue en rentrant lentement le pavillon national jusqu'au couronnement et en le hissant à bloc 3 fois pour un navire de guerre, 1 fois pour un navire de commerce ou un yacht.
  Le pavillon national doit être mis en berne :
   - En cas de deuil ou d'accident grave à la mer
   - En cas de deuil national et pendant toute la durée de celui-ci
   - En cas de décès d'une personne à bord
  Si l'on rencontre un navire avec le pavillon en berne, on se doit de mettre également le sien à mi-drisse.
A PROPOS DE L’ÉTIQUETTE NAVALE
  Dans un Larousse datant du siècle dernier, le marin était défini comme étant "un homme rustre et vulgaire, se nourrissant essentiellement d'alcool et de tabac et servant à la manœuvre des voiles sur un bâtiment."
  Si une telle vision caricaturale des hommes de mer ne nous faisait sourire aujourd'hui, il serait bien inutile de parler d'étiquette navale, c'est à dire d'un code de civilités et de savoir vivre destiné à faciliter et à rendre plus agréable la vie en mer, sur rade et dans les ports.
  L'un des éléments de cette étiquette navale si souvent malmenée tient au bon usage des pavillons. Il convient de rappeler à ce propos que l'usage courant confond à tort les termes "pavillon" et "drapeau". Dans la langue maritime il faut parler de pavillon et non de drapeau vocable réservé aux "terriens". La langue anglaise, plus riche, distingue "flag" (à terre) "ensign" (à la mer) et "colours" (pour les régiments).
2 - Le pavillon étranger ou pavillon de courtoisie
Quand on se rend dans un pays étranger, il est d'usage, en signe de courtoisie, d'envoyer les couleurs du pays visité.
Le pavillon étranger devra toujours être d'une dimension inférieure à celle du pavillon national et ne sera établi que si ce dernier est lui-même à poste.
En route, le pavillon étranger sera envoyé en tête de mât ou sinon en mer comme au port, il faut le hisser à tribord à l'extrémité des barres de flèche mais jamais sur un maroquin*. Le pavillon étranger devra être amené en même temps que le pavillon national.
3 - Le pavillon ou guidon de club
  Les sociétaires d'un club nautique ou les membres d'une association de plaisanciers peuvent arborer le guidon ou pavillon du club ou de l'association (de forme généralement triangulaire) en tête de mât ou dans les barres de flèche tribord sauf à l'étranger où il est hissé dans les barres de flèche bâbord pour laisser la place au pavillon de courtoisie. Le guidon du club doit toujours être accompagné du pavillon national. Deux pavillons nationaux ou guidons de club ne peuvent être envoyés l'un sous l'autre ce qui serait irrévérencieux pour celui placé en dessous.
Un bateau prêté ou loué à un non membre du club ou de l'association ne doit pas arborer le guidon du club. Il est d'usage, en France de n'arborer qu'un seul pavillon ou guidon de club à la fois. En cas d'appartenance à plusieurs clubs, le propriétaire du bateau devra, en principe, choisir le guidon du club le plus ancien ou celui du club dans les eaux duquel il navigue habituellement. Enfin, pavillons nationaux et guidons de club ne doivent pas être hissés sur une même drisse.
  En conclusion et pour revenir à ce code du savoir-vivre évoque a propos de l'étiquette navale, il ne faudrait pas restreindre celle-ci à un ensemble de règles qui peuvent, bien à tort, paraître démodées ou à un cérémonial jugé désuet.
  Au delà d'un certain formalisme inévitable, c'est l'esprit même de ce code et les grandes règles qui l'inspirent qu'il convient de retenir.
  Appliquer ces principes, c'est respecter un code de "bonne conduite" et suivant les circonstances :
   - envoyer aux autres marins en se faisant reconnaître, des messages d'amitié ou de sympathie
   - s'efforcer de ne pas les gêner en évitant toutes formes de nuisance ou de pollution.
  Concrètement cela se traduit par quelques règles simples souvent transgressées et qu'il est bon de rappeler:
   - s'amarrer à couple dans le même sens que les bateaux déjà amarrés.
   - les traverser pour aller à terre le plus discrètement possible en passant sur l'avant.
   - s'amarrer à l'extérieur dès la veille au soir si on prévoit d'appareiller de bonne heure - éviter pendant les heures de repos les bruits et fumées de moteur (lors de la recharge des batteries)
   - s'abstenir de bavardages tapageurs et d'interpellations bruyantes d'un bateau à l'autre, surtout aux heures tardives ou matinales.
   - réduire sa vitesse pour atténuer son sillage, en arrivant dans les ports, sur rade foraine ou devant une plage.
  Au PORT et au MOUILLAGE :
   * Prenez la place qui vous a été attribuée par le personnel portuaire;
   * Préparez votre manoeuvre, donnez des consignes claires et précises, arrivez en douceur et gardez votre calme;
   * Ménagez les filières et les chandeliers de vos voisins au moment de déborder le bateau;
   * Respectez les branchements (eau-électricité);
   * Utilisez les sanitaires mis à votre disposition plutôt que celles du bord. Ne jetez aucun déchet dans le port;
   * Restez discret et respectez la tranquillité de vos voisins;
   * A couple : - amarrez vous dans le même sens que les autres bateaux,
   * le dernier arrivé met son amarre sous celle des autres,
   * limitez vos allées et venues. Passez par l’avant du bateau lorsque vous débarquez,
   * si vous appareillez tôt le matin, stationnez vous à l’extérieur;
   * Au mouillage : - arrivez à vitesse réduite pour éviter les vagues et respecter le calme des lieux,
   * limitez la concentration des bateaux et respectez les zones d’évitage,
   * évitez les débordements sonores (cris, radio, etc...),
   * écartez vos drisses du mât pour qu’elles ne tapent pas,
   * préservez la beauté des lieux et son environnement, en limitant l’usage des produits d’entretien et de nettoyage et en gardant à bord vos déchets en l’absence d’installation à
   terre.
  EN NAVIGATION :
   * respectez les règles de route. N’abusez pas de votre priorité. Manoeuvrez franchement,
   * en bateau à voile, évitez de déventer les autres voiliers,
   * au moteur, limitez votre vitesse dans les zones de fort trafic, respectez les limitations,
   * respectez les autres usagers, notamment les professionnels, ainsi que les pratiquants de l’ensemble des loisirs nautiques, prêtez assistance aux navires en difficulté,
   * n’abusez pas des signaux de détresse et des moyens radiophoniques. Le canal 16 en VHF est un canal de sécurité et de veille,
   *dès la sortie du port et en navigation, les défenses doivent êtres enlevées. (c'est les bofs qui navigent toute la journée avec les défenses à poste)
   * en résumé, les règles de savoir vivre s'applique aussi à la navigation.
   * toujours être près à porter secours et à aider les navigateurs en difficulté
  Tout en restant l'ultime refuge et le dernier espace de liberté, il n'est pas inutile que le monde de la mer, marquant ainsi sa singularité, reste attaché au respect de cette étiquette navale, comprise au sens large, qui n'est, en définitive, qu'une façon courtoise de se comporter entre gens de mer. N'est-ce pas ce que disait déjà voici 25 siècles un philosophe grec : "il y a les vivants, il y a les morts et il y a ceux qui vont sur les mers"

                                                                                                                                L.P. NANQUETTE
                                                                                                                Association des Usagers du Port du Crouesty